Interview : Luc Torus, Directeur des Ressources Humaines du Groupe Blandin

Interview : Luc Torus, Directeur des Ressources Humaines du Groupe Blandin

M. Luc Torus est Directeur des Ressources Humaines du Groupe Blandin et à ce titre, exerce ses fonctions depuis l’outre-mer (Guadeloupe). Le parcours qui l’a mené à occuper ces fonctions est assez atypique : en effet, M. Torus a démarré sa carrière dans la communication politique, le lobbying. Il a ensuite créé son propre cabinet de conseil en stratégie sociale – qui disposait d’un département recrutement, gestion de carrière – et un organisme de formation. Parmi ses clients fidèles, le Groupe Blandin présent aux Antilles-Guyanes et aux USA, qui a tout mis en œuvre pour le débaucher. Ce qui fut fait en 2005, date depuis laquelle il occupe un poste RH multi-territoire et pluridisciplinaire. En 2015, un tournant s’annonce puisqu’il va évoluer vers un poste de Direction Générale du pôle cosmétique beauté du Groupe Blandin, en complément de sa fonction de Directeur des Ressources Humaines. M.Torus estime être l’élément clé permettant la communication de la politique sociale et ressources humaines décidée par le président actionnaire, vers les salariés et les directeurs généraux et directeurs d’exploitation. Plus précisément, il intervient au quotidien sur les cas difficiles de problématiques sociales individuelles et collectives, mais aussi en appui stratégique de la direction, et il propose la politique de rémunération, de recrutement et d’accompagnement de la carrière des collaborateurs, et des potentiels. A ce titre, il travaille la marque employeur du Groupe Blandin, pour renforcer son attractivité, et la fidélisation des collaborateurs. Il est en effet, selon lui, très important de créer et entretenir un vivier de compétences : il est de sa responsabilité d’intégrer et d’accepter de jeunes diplômés pour accompagner le développement de...
Interview RH : Valérie Nizard, Directrice Ressources Humaine senior chez Campari

Interview RH : Valérie Nizard, Directrice Ressources Humaine senior chez Campari

Valérie Nizard, Directrice Ressources Humaine senior pour l’Europe du Nord, de l’Est et l’Europe Centrale (7 pays) pour la société Campari a accepté de répondre à nos questions et d’inaugurer notre rubrique d’interview RH. Diplômée en Economie et Finance, de l’IEP de Rennes, elle a ensuite suivi le DESS Ressources Humaines de Sciences Po Paris et débuté sa carrière dans les RH en janvier 2000 à l’étranger. Ses premiers postes ont été sur des fonctions support, puis elle est passé en Supply chain et enfin en suivi du Sales et Marketing. Chacun de ses postes avaient une envergure européenne voire mondiale et elle a également suivi des projets d’acquisition, d’intégration et de start-ups au sein de ces entreprises. Quelle est votre façon d’exercer les Ressources humaines actuellement ? Je gère une équipe de 8 personnes, organisées en 3 pôles géographiques, ce qui demande une grande pratique de la délégation et la confiance en ses équipes qui sont disséminées dans 7 pays. Quelle est votre vision actuelle de la Fonction Ressources Humaines ? C’est une fonction difficile, et souvent peu reconnue au sein de l’entreprise, d’autant plus qu’il arrive souvent que le pouvoir décisionnel soit limité. Je pense que la valeur ajoutée de la fonction Ressources Humaines n’est pas toujours comprise, alors même qu’elle elle peut avoir une influence considérable sur les résultats d’une entreprise. Quel est votre point de vue du DRH 2.0 (ou 3.0?) Très bonne question, qui permet de mettre en relief la façon dont on voit malheureusement les RH à l’heure actuelle ! Ainsi, selon moi le DRH 2.0 (voire 3.0, donc) est expert dans sa...
Entretien vidéo de F. Lesaulnier : les réseaux sociaux et les RH

Entretien vidéo de F. Lesaulnier : les réseaux sociaux et les RH

Voici, un entretien d’une dizaine de minutes avec Frédéric Lesaulnier, expert en RH. L’occasion pour nous de réfléchir sur l’approche des réseaux sociaux dans les ressources humaines.   Les réseaux sociaux et la RH from Frederic Godefroy on Vimeo. NB : depuis la vidéo, Elite Rh est devenu...
Rencontre avec Olga Ciesco : On ne peut pas « travailler » le non-verbal : il faut le « libérer »

Rencontre avec Olga Ciesco : On ne peut pas « travailler » le non-verbal : il faut le « libérer »

Rencontre avec Olga Ciesco, une experte en communication non verbale. Consultante, formatrice et conférencière pour les entreprises, les organisations et les particuliers pour lesquels les relations interpersonnelles sont un enjeu important. Comment définissez-vous la « communication non verbale » ? La communication non verbale permet de décrypter les émotions en s’appuyant sur l’ensemble du langage corporel. Par exemple, pendant une conversation, l’observation de votre interlocuteur permet de comprendre ses émotions réelles. Les gestes de ses mains ou sa façon de positionner la tête donnent des indications qui permettent de mieux comprendre ce qu’il pense réellement. Je peux imaginer que personne n’a envie d’être décrypté aussi finement ? Bien sûr. Mais vous savez, il faut utiliser cette capacité avec bienveillance. D’ailleurs, il y a plein d’idées fausses autour de la communication non verbale. On dit souvent qu’il ne faut absolument jamais croiser les bras ou les jambes parce que c’est un signe de fermeture. On me pose aussi la question : « que dois-je faire avec mes mains ? Je crois que toutes les personnes qui cherchent un emploi seraient très intéressées par avoir des conseils de comportement. C’est vrai qu’un entretien d’embauche est un moment très fort, à la fois pour le candidat et pour le recruteur. Le candidat y joue parfois son avenir professionnel et le recruteur craint de faire un mauvais choix. Il y a une chose qui est certaine c’est qu’il y a des comportements qui sont mal perçus par les recruteurs. Un regard fuyant ou un candidat qui garde les mains dans les poches ou les placent sous les cuisses. Le recruteur peut aussi rechercher les signes de stress...
Entretien avec Johanne Larrière, consultante en recrutement et créatrice du cabinet Autrement RH

Entretien avec Johanne Larrière, consultante en recrutement et créatrice du cabinet Autrement RH

Entretien avec Johanne Larrière, consultante en recrutement et créatrice du cabinet Autrement RH, premier cabinet de conseil en Ressources Humaines expert des métiers du Développement Durable et de L’Economie Sociale et Solidaire. Par Prune Quellien. En écoutant l’émission Carnets de campagne sur France Inter, qui met en avant des initiatives entrepreneuriales stimulantes à travers toute la France, j’ai découvert le parcours étonnant de Johanne Larrière qui a commencé sa carrière dans la GRH de grands cabinets parisiens et au sein de Pôle Emploi. Elle emprunte aujourd’hui le chemin du développement durable et de l’économie sociale et solidaire. Votre cabinet de conseil en ressources humaines s’appellge AutrementRH. Avez-vous l’impression que les RH d’aujourd’hui tendent vers cet « autrement » ? En tout cas, les professionnels des RH oui. J’interviens parfois pour des clients institutionnels qui emploient beaucoup des formateurs ponctuels, dont certains RH qui ont quitté leur structure parce qu’ils ne s’y retrouvaient pas au niveau humain. La fonction RH est dans un mouvement où les DRH ne se reconnaissent pas. Ils sont entrainés dans la machine et ne peuvent pas vraiment influer sur la façon dont les RH sont faites dans les entreprises. D’où l’importance d’un second souffle par le développement durable et d’une prise de conscience des responsables RH ? Aujourd’hui la RSE (Responsabilité Sociale et Solidaire) fait beaucoup parler d’elle et on ne peut pas dire que rien ne soit fait. Par contre, il est vrai que beaucoup d’entreprises font du « social washing », expression que je détourne du « green washing » pour dire que si certains grands groupes donnent l’apparence d’agir dans le sens de Économie Sociale, on s’aperçoit sur le terrain...

Quand la DRH appartient à la génération Y

Entretien avec Alexandrine BESSONNEAU par Frédéric LESAULNIER Alexandrine BESSONNEAU est DRH chez Vital Concept, une entreprise bretonne qui distribue des produits du secteur agricole. Alexandrine a une expérience professionnelle très variée : club Med, industrie textile, centre d’appel. Elle est également Présidente du groupe ANDRH des Côtes d’Armor. Le poste qu’elle occupe répond de façon positive à ses motivations: elle travaille pour une entreprise dynamique, innovante et dispose d’une bonne autonomie dans la gestion de son travail. Elle qui possède des racines bretonnes est heureuse d’être proche de sa famille et d’habiter une région agréable à vivre.  Alexandrine,  qu’est ce qui caractérise une jeune DRH ? Je crois que c’est la recherche de sens. Donner un sens à sa vie, donner un sens à son travail. Les personnes de ma génération ont besoin de savoir pourquoi ils font les choses. Par exemple, ce n’est plus possible de dire « c’est comme ça et pas autrement ! ». Il faut prendre le temps d’expliquer. Cela change beaucoup la façon de manager les équipes. Je me rends compte que la crise conduit les gens à se replier sur eux-mêmes. Mon rôle c’est aussi de permettre à chacun d’exprimer des idées qui vont permettre de faire évoluer les modes d’organisation et les relations sociales. Vous parlez de management, ça veut dire quoi quand on fait partie de la génération Y ? Tout d’abord, j’ai envie de dire que le management c’est quelque chose que l’on n’apprend pas à l’école. Je rencontre beaucoup de jeunes qui ont un management à l’ancienne, très directif. Ils essaient de trouver leur propre style mais ont tendance à imiter les anciens....

Login

Lost your password?
Chargement...