ban2

Pourquoi le télétravail fait de la résistance en France ?

Demandez autour de vous ce que les gens pensent du télétravail :

  • « Le télétravail, c’est green, c’est développement durable, c’est écologique ».
  • « Les salariés s’autonomisent, les temps de transport sont fortement réduits ».

Il n’aurait ainsi que des bénéfices : risques psychosociaux limités, accroissement de la flexibilité et de la productivité, attractivité et fidélisation des employés, gain de temps et économies d’espaces. Bref, « le télétravail c’est l’avenir ! »

Terme utilisé depuis les années 90, sa pratique est désormais encadrée par la loi depuis le 22 mars 2012. La loi Warsmann donne ainsi un cadre au télétravail dans le secteur privé, en apportant des précisions sur les droits et obligations des télétravailleurs. Une loi semblable existe depuis le 8 février 2012 pour la fonction publique.

Alors, pourquoi en faire un article s’il y a un tel consensus ?

Parce que justement, le télétravail est un sujet dont on parle beaucoup mais dont on ne fait pas encore grand-chose en France. Et qui place la France parmi les retardataires du télétravail dans le monde occidental.

Aujourd’hui, si 17% de la population active française pratique le télétravail c’est la plupart du temps de façon informelle, d’après les statistiques et enquêtes de LBMG Worklabs. En réalité le télétravail ne concerne que 9 % des salariés français, contre 18 % des Européens et 37 % des Scandinaves. Et plus l’entreprise est petite, moins cette façon de travailler est développée. En effet, 19% des entreprises de moins de vingt salariés et 65% des entreprises de plus de deux cent cinquante salariés la proposent aujourd’hui.

Ce retard qui – voyons le verre à moitié plein- commence à se résorber, s’explique principalement par les réticences venant des DRH alors que les salariés seraient demandeurs.

Avantages du télétravail pour l’entreprise : une évolution culturelle et managériale nécessaire

Y a-t-il des avantages pour les entreprises à favoriser le télétravail de leurs salariés ? Il faut en effet se poser la question. Ce n’est a priori pas évident, vu le nombre trop réduit d’entreprises qui proposent officiellement le télétravail à leurs salariés.

On peut donner deux raisons principales au retard de la France dans l’essor du travail.

– Des freins culturels,

– Des freins organisationnels

– des freins d’ordre juridique et financier

 Home office with hardwood floor and simple furniture.

Ainsi, le télétravail inquiéterait les dirigeants et directions des ressources humaines, mais également les représentants du personnel et des syndicats.

Les premiers souhaitent pouvoir « contrôler » leurs salariés, être sûrs qu’ils travaillent – et pas qu’ils repassent le linge ou qu’ils posent le parquet dans les chambres – pendant les heures de travail. Ce sont bien les relations employeur-employé qui sont en jeu. Comment savoir si le salarié travaille ou pas ? Respecte t-il les horaires de travail ? Comment s’assurer qu’il travaille avec passion ou si c’est un travail alimentaire ? En France, un frein culturel incite les dirigeants à croire qu’un salarié qui n’est pas physiquement présent dans l’entreprise ne s’y investit pas autant. Et à contrario, la direction des ressources humaines peut se demander si le salarié ne travaille pas trop, en ne respectant pas son écologie personnelle. En d’autres termes, n’en fait-il pas trop ? L’organisation type à la français reste en effet très hiérarchisée et très pyramidale, à l’opposé des principes du télétravail, basés sur la confiance et la flexibilité.

D’un autre côté, les représentants du personnel et les syndicats estiment plus facile de défendre un salarié qui est sur site qu’un salarié isolé à son domicile. L’isolement est touché du doigt par les syndicats en cas de conflit. Ils ne sont donc pas moteurs ni soutiens dans cette problématique.

Toujours selon les DRH, le télétravail couperait le collaborateur de la vie réelle de l’entreprise. Comment cultiver l’esprit d’entreprise (voir notre article récent : Comment faire naitre l’esprit d’entreprise ?) quand le salarié n’est pas présent ? Il n’y a ainsi pas d’émulation face à des succès. Par exemple, l’information arrive mais on ne peut pas physiquement serrer la main de celui qu’on félicite de sa dernière vente. Il n’y a pas de repas au self de l’entreprise, il n’y a pas de possibilité de discussion informelle autour de la machine à café…

Enfin, la barrière pratique et juridique peut empêcher le recours au télétravail : l’investissement lié à l’équipement (ordinateur, ligne téléphonique, connexion à Internet) qui est à charge de l’employeur, peut par exemple le faire hésiter. Même si le développement des NTIC et la hausse du taux d’équipement des foyers en lignes haut-débits réduisent ces coûts. Il en était de même pour certains obstacles juridiques, levés depuis les lois de 2012.

Le retard du télétravail en France est donc lié à un problème de culture et de management. Les directions des ressources humaine tendant à préférer le « présentéisme » au détriment d’un management par objectifs et à un suivi de la performance.

Du côté du salarié

Imaginons que l’on vous propose de signer ce nouveau contrat de travail « en télétravail ».

Quelle angoisse si vous ne vous êtes pas préparé ! Vous pouvez en effet être attiré par le télétravail mais avoir peur de l’isolement en travaillant depuis chez vous. En effet comment « faire confiance et être flexible » en télétravail de manière sereine quand la discussion autour du café du matin fait partie intégrante de la vie d’un salarié français ?, quand on imagine que la direction et les managers vous évaluent plus en fonction du nombre d’heures passées dans l’entreprise qu’en fonction de vos résultats réels ? quand vous estimez ne pas être à la hauteur, car vous manquez de cette confiance prônée dans le monde anglo-saxon où se développe le télétravail ?

Alors, que pour adopter le télétravail, il suffira de dépasser ces a prioris et ces freins typiquement français et de savoir:

  • que tous les métiers ne se prêtent pas au travail ; Il y en a certains pour lesquels c’est logique d’autres non…
  • Et que vous aurez la chance de faire partie des heureux élus, puisqu’en général, le télétravail est demandé par les salariés les plus motivés. Ainsi, d’après un sondage OpinionWay, près de 76% des salariés d’Ile de France aimeraient faire du télétravail. Chez les jeunes diplômés, ce chiffre monte à 98% d’après une étude de Deloitte. D’autres le choisissent suite à une problématique ponctuelle, soit dans le cadre d’un changement de vie personnel, pour éviter de voir leur progression dans l’entreprise ralentie.

Le statut de télétravailleur ne concerne d’ailleurs pas tous ceux qui travaillent en dehors de leur entreprise. En effet seuls trois profils sont d’évidence des télétravailleurs : le travailleur nomade (essentiellement commercial), le sédentaire qui va alterner le travail à domicile avec des présences ponctuelles au siège et enfin celui qui peut travailler principalement de son domicile. Pour ces trois cas, le contrat de travail doit impérativement spécifier que le salarié est en télétravail. Pour les autres, tout dépendra de leur statut.

Et puis sachez qu’après une période normale d’adaptation, vous n’en tirerez que des bénéfices. Le télétravail s’il est bien conduit est en effet une réelle innovation organisationnelle et sociale qui permet de mieux particulier la vie professionnelle et la vie personnelle. Habitant loin de votre entreprise, vous passerez moins de temps dans les transports en commun ; vous aurez également plus de flexibilité pour moduler vos horaires de travail, puisque vous serez évalué sur vos résultats et pas uniquement sur votre temps de travail ; Enfin, le télétravail est une solution parfaite pour les salariés handicapés, réduisant ainsi les difficultés d’accès à l’entreprise.

Au final, vous serez plus efficace car moins fatigué, moins stressé…

Alors, comment faire ?

Le retard français est en train de se combler : 40% des entreprises du CAC 40 ont désormais une politique de télétravail.

Le taux d’équipement en NTIC et surtout en technologies mobiles a grimpé en flèche. Comment justifier 2 h de transport par jour alors que l’on peut faire la même chose depuis chez soi, les outils étant là ? Les salariés deviennent ainsi fortement demandeurs de télétravail.

De plus, les DRH commencent enfin à penser le télétravail dans sa dimension organisationnelle et on plus comme un projet technologique. Il est désormais accepté voire proposé pour la flexibilité proposée, grâce à laquelle de réelles économies sont réalisées.

De fait, on voit émerger un renouveau des lieux d’activité qui se révèlent des solutions ad hoc pour les télétravailleurs ! Le bureau tel qu’il existait il y a encore 10 ans disparait. On assiste à la fois à une augmentation de partage de bureau (un même bureau pour 3 salariés qui se succèdent dans la semaine) et du bureau temporaire, bureau à la journée, quand il préfère ne pas travailler à domicile ou quand il est en déplacement. Avec ces nouveaux lieux de travail l’entreprise peut faire des économies sur le foncier, et permettre aux salariés de ne pas se sentir trop isolés.

Enfin la loi est venue donner un cadre légal : la tentation étant grande pour les entreprises d’employer leurs salariés à domicile, hors de tout cadre légal. Depuis début 2012, les règles de l’entreprise ne changent pas, le bureau est simplement déporté !

Et désormais les entreprises qui réussissent le font savoir : il y a un réel intérêt à faire du télétravail :

  • L’employeur fait de réels gains de productivité. Une étude britannique de mars 2010 montre qu’un télétravailleur a une productivité de 10 à 30 % supérieure à celle de son collègue selon son métier et la personnalité de l’employé. Et l’absentéisme diminue.
  • Le travailleur est plus responsable, plus autonome, améliorant ses savoir être , il est aussi plus efficace du fait du gain de temps –non passé dans les transports-, il est plus concentré, n’est pas autant interrompu…
  • Enfin le coût de l’immobilier diminue puisque le nombre de bureaux nécessaires n’est plus aussi important.

Quelles règles à respecter ?

DRH motivé ou salarié demandeur de télétravail, pour éviter que l’expérience ne se transforme en cauchemar et qu’elle contribue à notre difficulté à combler le retard, il vous faudra respecter quelques règles :

En tant que salarié :

– Soyez heureux dans votre poste, motivé quant à vos missions…En effet, la façon dont on se sent dans son travail à un impact énorme sur la réussite du télétravail ; Impossible de travailler sereinement seul chez soi, si on a déjà du mal à se mettre à travailler dans un environnement de travail classique !!

– Vous devrez impérativement respecter le temps de travail légal de votre entreprise, sauf si vous êtes cadre « dit autonome ». Vous aurez alors pour obligation de respecter des temps de repos légal.

– Par ailleurs, si vous souhaitez vous absenter de chez vous, vous aurez à en demander l’autorisation à vos supérieurs, sauf si, là encore vous êtes commercial ou cadre commercial.

-Sachez que le télétravail exige de s’imposer des horaires fixes, comme si l’on se trouvait au bureau. À l’opposé, savoir gérer son temps est nécessaire pour ne pas se laisser déborder et travailler jusqu’à minuit. Enfin, pour les cadres, donner des directives sans être sur place demande souvent une formation préalable.

En tant que directeur des Ressources humaines, vous aurez à :

– Tester la motivation du salarié concerné en étudiant les modalités exactes de télétravail.

– Prévoir impérativement une période probatoire, pour tester et éventuellement aménager le télétravail. En effet, les phases de discussion, préparation, éventuellement de formation sont essentielles pour la bonne réussite du télétravail.

– Ajouter un avenant au contrat de travail pour parer à tout dérapage et être dans la légalité.

– Convaincre le management ainsi que les représentants syndicaux de la réussite de cette expérience de télétravail en apportant si possible des données chiffrées.

Pour résumer, deux axes permettraient de réduire considérablement notre retard :

Du côté du management : changer de point de vue, changer de mode de gestion…Pratiquer un mode de management basé sur l’A.C.C.O.R.D, c’est-à-dire Autonomie, Compétence, Confiance, Organisation, Responsabilité, Distance (tiré du livre Le télétravail en France, les salariés sont prêts !de Pierre Morel à l’Huissier et Nicole Turbé-Suetens)

Du côté des salariés : contractualiser se former et surtout faire et se faire confiance sont les clés du télétravail réussi.

Car dans les entreprises ayant développé le télétravail, l’expérience est extrêmement positive et l’implication des télétravailleurs toujours aussi forte. Alors pourquoi se priver ?

 

Cécile Vandorme Martin

Ncommeb – 06 07 13 77 53

Email : cecilevandormemartin@gmail.com

La veille RH de la semaine du 24 au 28 Juin 2013

Chaque semaine retrouvez l’essentiel de la veille RH côté candidats et côté recruteurs !

Côté candidat

Une semaine riche en réflexions et en questionnements. Petit point légalité avec ce très bon récapitulatif de vos droits en tant qu’employé et parent en contrat à durée indéterminée ! Congés maternité, jours de repos pour s’occuper d’un enfant malade, tout vous est expliqué.

Si après votre CDD vous devez enchainer vers une nouvelle recherche d’emploi, la liste des 35 questions les plus fréquemment posées en entretien et la manière d’y répondre pourrez vous aider. Ainsi, vous comprendrez que vous « sur-vendre » n’est pas forcément un bon plan puisque votre recruteur risque d’en attendre trop de vous et donc d’être déçu ! Soyez franc et essayez de tourner vos éventuels défauts en qualités.

Autre site, autre article toujours dans la thématique entretien avec cette fois les choses à faire pour vous préparer à votre entrevue de recrutement. D’un point de vue général, relisez l’offre dans l’emploi et essayez de mettre en place votre profil en fonction. Si l’offre met l’accent sur une compétence, essayez de repenser votre façon de présenter votre profil en fonction de celle-ci.

Côté RH

Si vous comptez franchir le grand saut du candidat au futur RH, vous allez devoir créer votre première entreprise. Pour commencer un business, en passer par une entreprise solo. Mais quel statut choisir ? Cet article de l’Express fait le point pour vous.

 Côté création toujours, il pourrait être intéressant pour vous de jeter un oeil aux incubateurs de création d’entreprise. Ces structures sont spécialisées dans l’accueil et l’accompagnent du créateur. Elles aident dans la réalisation du business plan mais peuvent aussi offrir locaux et conseils jusqu’à la création effective de l’entreprise, et parfois pendant les premiers mois qui suivent le lancement. Enfin, si vous devez faire appel à un investisseur, il pourrait être bon pour vous de réfléchir à la manière de lui présenter votre business plan. La réussite future de votre entreprise en dépend.

Côté formation

Cette semaine, le monde de la formation professionnelle a été en ébullition suite à la conférence sociale. Au programme, on se demande comment former 30 000 chômeurs en seulement quelques mois et même si cette réforme tant attendue est bien réalisable. Mais on parle également vacances et nouvelles façons d’appendre. L’arrivée de l’été est en effet une occasion idéale pour se former autrement : MOOCs, e-learning, séjour inguistique, et si c’était la clé de vacances réussies ?

A la semaine prochaine !

Formateurs : avez-vous pensé à vous former ?

Vous souhaitez transmettre vos connaissances ? Vous accueillez de nouveaux collaborateurs au sein de votre entreprise et êtes en charge de les former ? Vous devez animer des présentations professionnelles ou vous souhaitez tout simplement devenir formateur ? Avez-vous pensé à la formation de formateurs ?

La formation de formateurs, pour quoi faire ?

Devenir formateur ne s’improvise pas et il est nécessaire de développer de nombreuses qualités afin d’arriver à son but : capter l’attention de son public et lui transmettre un savoir.

La formation de formateurs a donc pour but de vous faire découvrir les techniques de formations, mais également la création des supports associés ou encore la gestion d’un groupe et son évaluation. Ce sont toutes ces petites choses qui feront de vous un formateur apprécié pour sa connaissance pointue de son domaine mais également pour sa pédagogie et son animation pendant les journées de formation.

Plus qu’une simple formalité, la formation de formateurs peut être un véritable tremplin dans votre carrière professionnelle. Plus à l’aise devant vos apprenants, vous serez également mieux évalué et plus sollicités !

A Paris et dans le Grand-Ouest, l’Iforpro propose des formations sur mesure

Parmi les offres de formations de formateurs, l’Institut des Formations Professionnellles (Iforpro) propose des sessions dans la région parisienne et du Grand-Ouest.

La formation proposée par cet organisme se déroule en trois grandes étapes afin de faire de vous des formateurs chevronnés :

  • Savoir analyser les besoins de formation puis définir un objectif de formation. Ici, l’objectif est donc de mieux préparer sa formation : savoir d’où on part mais également où l’on veut arriver !
  • Elaborer une formation de A à Z. Ce module se penche sur les aspects pratiques de la formation : construire un chemin pédagogique ainsi que les méthodes de formation et les supports qui lui conviendront le mieux.
  • Animer et évaluer une formation professionnelle. Dans cette dernière partie, il s’agit de comprendre les mécanismes d’apprentissage des adultes afin d’adapter ses techniques d’animation. Enfin, différentes techniques d’évaluation des formations sont abordées.

Quand on est formateur, on oublie bien souvent de se former soi-même ! Ne faites pas cette erreur et n’hésitez pas à participer à une séance de formation de formateurs.

 

 

La veille RH de la semaine du 17 au 21 Juin 2013

Chaque semaine retrouvez l’essentiel de la veille RH côté candidats et côté recruteurs !

Côté  candidat

Trouver un emploi est une tâche difficile. Ce que l’on oublie parfois c’est qu’une fois le sésame décroché, tout n’est pas fait pour autant et l’intégration au sein d’une nouvelle entreprise est aussi un challenge. En effet, arriver à un poste signifie de facto être compétent dans cette nouvelle fonction. Alors on met en place une stratégie d’action pour la période contractuelle d’essai. Cette stratégie doit clairement poser les bases de votre fonction pour les mois à venir mais aussi vous permettre d’en retirer des actions menées à bien.

Vous vous demandez parfois comment être plus pro ? Plus efficace et par extension plus à l’aise dans vos mocassins au travail ? Et si la solution était toute simple et résidait dans une ligne de conduite : être heureux !

Saviez-vous qu’il est désormais possible de savoir combien gagne votre voisin de palier ou encore de connaître son bord politique ? Grâce à une carte interactive réalisée par quatre étudiants de l’Hetic, spécialisés en open data, il est désormais possible de toucher du doigt le portrait type du parisien …selon sa station de métro de résidence !

Enfin, réaliser un CV peut-être une bonne manière de se démarquer positivement ou non. Cette semaine, un CV d’un nouveau genre a fait le tour de la toile : le CV ticket de train ! Alors vous vous sentez inspirés ?

Côté recruteur

Outsourcé la gestion des formations en entreprise semble être à la mode. Un article intéressant nous propose des pistes pour savoir pourquoi les entreprises externalisent-elles la gestion de leur formation ?

Côté web-business maintenant,  si votre entreprise repose sur un site ecommerce: quelques conseils toujours intéressants pour booster votre boutique en ligne. ZoomOn, Voisin-age ou encore ma-résidence, ces sites web ne vous parlent pas ? Pourtant ils sont en train de gagner du terrain en partant d’un constat simple : les réseaux sociaux doivent être locaux afin de rassembler. Derrière ces sites parfois originaux mais jamais inutiles se cache une réflexion du « penser local » qui pourrait bien être utile à votre entreprise !

Enfin pour bien terminer la semaine, une infographie très intéressante et qui a le don d’ouvrir les consciences : le recyclage en images et en chiffres. On oublie trop souvent qu’en entreprise aussi il est possible de faire quelque chose pour notre planète. Il ne tient qu’à vous de mettre en place quelques bonnes pratiques simples pour réduire votre impact écologique !

Côté formation

Du côté de la formation professionnelle, l’actualité de la semaine a été particulièrement intense ! La deuxième conférence sociale qui s’est ouverte hier doit étudier la réforme de la formation professionnelle prévue pour la fin de l’année. Au programme : réorienter les formations vers les chômeurs qui n’en sont actuellement pas les premiers bénéficiaires. Un plan d’urgence visant à former 100 000 chômeurs dès la rentrée prochaine est à l’étude. Également cette semaine, la cour de cassation a fait jurisprudenceen sanctionnant pour la première fois un employeur pour « violation de l’obligation de formation ». Pour retrouver l’essentiel de la veille de la semaine sur la formation professionnelle, c’est sur Iforpro que ça se passe !

A la semaine prochaine

Faire naitre l’esprit d’entreprise

L’expression « esprit d’entreprise » (ou culture d’entreprise), apparue dans les années 1980 a souvent été accolée aux termes « mythes », « rites », « tribus », « héros » …. En 2013, on parle plus facilement de management par les valeurs…ce qui ne change rien à son importance pour la bonne marche de l’entreprise.

Qu’est ce que l’esprit d’entreprise ?

Pour simplifier, nous retiendrons ici la définition de Maurice Godelier : «la culture d’entreprise est l’ensemble des principes, des représentations et des valeurs partagées par les membres d’une même société et qui organisent leur façon de penser et d’agir sur leur environnement et sur eux-mêmes, pour organiser leurs rapports, c’est-à-dire la société ». La culture d’entreprise est donc la culture propre au groupe social que constitue l’entreprise.

Elle est issue de :

  • la personnalité des créateurs de l’entreprise ; En effet, l’esprit d’entreprise nait de la volonté d’un ou plusieurs créateurs. Ceux-ci ont souhaité concrétiser un projet qui leur tenait à cœur. Ils ont utilisés leurs personnalités et leurs expériences pour le mener à bien. Ce sont donc les valeurs, les croyances et la culture des dirigeants fondateurs qui créent les prémisses de la culture de l’entreprise.
  • l’environnement culturel national (et/ou régional voire local)
  • la culture professionnelle des salariés
  • l’histoire de l’entreprise.

L’esprit d’entreprise transparait au quotidien dans des routines, des comportements, des modes de raisonnement influencés par les caractéristiques de l’entreprise, sa taille, son environnement, et son mode de gouvernance. On peut ainsi retrouver des éléments d’esprit d’entreprise semblables chez des entreprises concurrentes.

La culture de l’entreprise évolue en fonction des modifications de son environnement et est transmise aux nouveaux salariés : les valeurs injectées par les dirigeants dans leur entreprise sont transmises aux premiers salariés puis assimilées par les suivants au fur et à mesure de la croissance de l’entreprise.

Mais ce phénomène ne se fera pas naturellement, et une démarche pro active de la part du management est nécessaire pour permettre une bonne diffusion de ces valeurs et faire en sorte que la culture d’entreprise émerge de manière claire pour les salariés. Et que ceux-ci se l’approprient.

Vous êtes DRH ? Pourquoi développer l’esprit d’entreprise ?

Un travailleur nouveauIl est reconnu qu’un esprit d’entreprise reconnu et entretenu est une des conditions nécessaires pour la performance de l’entreprise et la productivité des salariés (qui sont motivés !). Cet impact découle de l’adéquation entre la culture d’entreprise et son environnement. Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise culture d’entreprise. Par exemple, une culture à forte hiérarchie est adaptée au sein d’une armée où il s’agit de réagir très rapidement à des situations dangereuses mais l’est moins au sein d’un laboratoire de recherche où il s’agit d’innover.

Quels objectifs ?

Pourquoi entretenir la culture d’entreprise ?

– Pour faciliter la communication interne : les valeurs communes, le partage d’une même culture réduisent les risques d’incompréhension ;

Faire exister le groupe, l’entité « entreprise », à différents niveaux, insuffler ou créer un sentiment d’appartenance, voire une fierté d’appartenance ;

Motiver les salariés : en effet, on constate une corrélation étroite entre la façon dont les salariés se représentent leur entreprise et leur degré d’implication et d’engagement dans l’organisation; Découvrez notamment plusieurs astuces pour motiver vos salariés.

Recruter les profils les plus adaptés : le rôle du DRH sera de cibler le marché des futurs salariés de façon à identifier les individus qui trouveront le plus facilement leur place dans une entreprise dont ils partagent les valeurs ;

Améliorer l’image de l’entreprise : les salariés heureux et motivés vont en parler de manière positive autour d’eux…

Quels outils ?

Vous êtes Chargé des Ressources Humaines et vous souhaitez booster la culture d’entreprise dans votre organisation ? Voici le top ten des moyens d’y arriver :

  1. Elaboration d’une charte d’entreprise, d’un code éthique, d’un règlement intérieur, d’une mission, qui vont reprendre les valeurs de l’entreprise ;
  2. Agencement des bâtiments et des espaces (par exemple : si respect de l’environnement : favoriser des espaces verts – si respect des salariés : espaces détentes..) ;
  3. Cohérence réelle entre valeurs et gestion des ressources humaines : modes de rémunération, critères de promotion, coaching, formation continue, procédures, etc. ;
  4. Création ou élaboration ou solidification de l’histoire, des légendes et des mythes liés à la création de l’entreprise ;
  5. Adoption de références : langage, logo, uniformes, mots clés qui permettent aux salariés de se repérer
  6. Adaptation du mode de communication des managers et des cadres, en particulier en cas de crises ;
  7. Structure de l’organisation (hiérarchie et niveau de décentralisation) ;
  8. Cohérence dans l’affichage des critères d’appartenance à l’organisation : adoption des mêmes termes dans la communication interne (intranet, sites web..) et dans toutes les étapes de la vie du salarié, du recrutement, à la promotion au licenciement ;
  9. Affichage de cette culture d’entreprise en organisant des évènements qui rassemblent les salariés, mais qui sont déconnectés de leur quotidien. Ils doivent apprendre à se connaitre dans un contexte autre pour mieux travailler ensemble ensuite ;
  10. Faire vivre la culture d’entreprise en l’adaptant aux évolutions de l’entreprise, à ses nouveaux projets….Les points forts- les bases ou prémisses- doivent rester, bien entendu !

Tous ces éléments devront transparaitre au quotidien, et être véhiculés en priorité par les dirigeants, puis par les responsables ressources humaines, puis par les managers …

Vous êtes employé d’une organisation ? Comment vous intégrer facilement dans une entreprise et adhérer à sa culture ?

Il est prouvé que les employés ayant une personnalité compatible avec la culture de leur entreprise s’impliquent plus, sont plus satisfaits et sont moins susceptibles de quitter leur entreprise.

Vous venez d’être embauché dans une entreprise et vous souhaitez accélérer votre intégration ? Votre entreprise fusionne avec une autre, et vous souhaitez faciliter votre quotidien avec vos nouveaux collègues ? Voici le top 5 des bonnes idées pour adopter le plus rapidement possible la culture de votre entreprise

  1. Identifiez les artefacts, c’est-à-dire les aspects visibles de la culture de votre nouveau lieu de travail : code vestimentaire, blagues sont facilement observables. Ce sont eux que vous devrez adopter le plus rapidement possible.
  2. Imprégnez-vous à la fois des documents officiels de l’entreprise, ceux qui servent à la communication externe ou institutionnelle, et des rapports stratégiques : vous reconnaitrez rapidement les valeurs clés, les objectifs et la philosophie diffusés par la direction et le management de l’entreprise.
  3. Retenez rapidement l’organigramme de l’entreprise, y compris les intitulés précis de postes de vos collègues…..
  4. Participez aux manifestations et évènements proposés, qu’ils soient officiels (fêter un contrat) que plus officieux (fêter la naissance du dernier enfant de votre collègue)…
  5. Faites de la transparence, de l’authenticité et de la franchise vos propres valeurs….ne colportez pas les rumeurs, et en cas de conflit, mettez en application vos formations en écoute active !

La veille RH de la semaine du 10 au 14 Juin 2013

Chaque semaine retrouvez l’essentiel de la veille RH côté candidats et côtérecruteurs !

Côté candidat

A l’heure où le travail est au coeur des préoccupations des français, le sujet de la qualité de vie au travail est bien souvent oublié. Pourtant, les entreprises ne peuvent pas négliger que cette qualité de vie pose parfois de réels soucis aussi bien pour la personne que pour l’entreprise. Ainsi près de sept actifs sur dix observent une dégradation de leur qualité de vie au travail depuis cinq ans. Cette enquête réalisée par l’institut TNS Sofres à l’occasion de la semaine de la qualité de vie au travail nous invite à découvrir d’étonnants chiffres. Et vous, êtes vous heureux au travail ?

Dans la semaine, nous nous mettions dans le point de vue de l’entreprise qui cherche des bureaux pour sa société. L’open space est un mode de travail de plus en plus répandu. Pourtant, nombreux d’entre vous, finissent par ressentir une gène voir un réel mal-être à travailler entouré. Voici un article intéressant sur les 5 choses pour améliorer votre qualité de vie en open-space. A faire tourner à vos collègues…et à vos boss !

Côté RH

Parlons un peu d’écologie. Saviez-vous qu’il existe en France de nombreuses initiatives pour diminuer l’impact de l’activité de l’entreprise sur l’environnement ? La plus importante de celles-ci est la norme HQE (Haute Qualité Environnementale) adopté par seulement 3% des entreprises. Pourquoi une telle lenteur pour les entreprises à se mettre au vert ? Quelques éléments de réponse dans ce très bon article made in Viadéo.

Les RH semblent briller par leur absence dans le paysage digital interne de l’entreprise. Ce manque de communication des dirigeants est une erreur puisque le social étant absent, la communication entre les diverses strates de la société parvient rapidement à un échec. Alors, comment faire pour intégrer les RH à la stratégie digitale d’une entreprise ?

Bonus pour tous !

La semaine commençait sous le signe de l’humour avec la nouvelle vidéo du studio 4.0 spécialisé dans la création de vidéo sur le monde de l’entreprise. Cette semaine, le studio se pose la question de savoir si les DRH sont des aliens…et c’est drôle !


Les Opérateurs – 1×06 – Le DRH par Studio-4-0

Notre offre à destination des RH

Que vous soyez consultant, DRH ou même PME, nous vous conseillons et vous accompagnons pour adopter les nouvelles tendances RH

En savoir plus

Ce que Révolution RH peut vous apporter

Création de contenus

Forts de nombreuses années d’expertise dans ce domaine nous vous proposons la création de contenus sur les thématiques RH

En savoir plus

Marque employeur

Nous vous accompagnons dans la mise en place d’une stratégie de marque employeur pour votre entreprise.

En savoir plus

Community management RH

Nous animons des réseaux sociaux en votre nom propre ou pour votre entreprise.

En savoir plus

  • Rédaction de contenus 90%
  • Marque employeur 70%
  • Community management RH 80%

Notre process

Entrons en contact

Nous prenons un premier contact avec vous pour connaître votre entreprise et définir au mieux votre besoin.

k

Nous déployons votre stratégie

Rédaction de contenus RH, développement de votre marque employeur, animation de vos réseaux sociaux professionnels, nous mettons en place la stratégie de croissance définie ensemble.

Analyse et enseignements

Nous analysons le ROI de vos campagnes et adaptons au besoin nos actions.

Envie d'en savoir plus ?

Pour discuter de votre entreprise et de vos besoins, n’hésitez pas à nous écrire !

Contactez-nous

Login

Lost your password?
Chargement...