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L’oiseau qui pense tombe

 

J’ai le plaisir de vous présenter le nouvel article de Thierry Lefebvre. Thierry incarne un peu la vision que l’on peut avoir de « l’homme sage » ! Son parcours professionnel — officier pour la Défense — lui a apporté des qualités humaines que nous aimerions bien rencontrer plus souvent.
Après « N’ayez pas peur, réfléchissez pas-à-pas », Thierry nous propose un nouvel article — étonnant ! — sur la reconversion professionnelle.
 

 « … et quand l’ordi mouline, il plante, comme vous. »

Il est un cercle vicieux ! Vous envisagez de vous reconvertir professionnellement et vous ne savez pas comment vous y prendre ? Et plus vous cherchez comment faire et par où passer, moins vous trouvez de solution et d’issue. Rien d’étonnant à cette prise de tête, car s’il est bien une question qui tourmente l’esprit, c’est « comment se reconvertir, comment s’en sortir ? ».

Halte aux céphalées. Restez calme ! Face aux multiples interrogations sans fin que la reconversion génère, il est possible de ne pas finir migraineux chronique. Cette méthode pour « bien penser » consiste à « penser rien ».

Certes, je sais le « zéro pensée » est un luxe réservé à quelques initiés. A défaut de satori, moi, je vous propose un avant-goût de l’éveil. Cette parcelle de clairvoyance, tous nous pouvons l’acquérir, si nous prenons le soin d’oublier l’inutile qui tourne en rond, de rejeter le futile qui se répète, de repousser le superflu qu’on ratiocine. En fait, au lieu de l’oiseux, je vous offre un oiseau.

Mon propos tient précisément en une formule : « L’oiseau qui pense tombe ». Autrement dit « trop réfléchir plombe les ailes de la réflexion »… Il s’agit donc de faire le vide en vous-même. « Mais le vide n’est pas rien. C’est l’espace de l’éclosion. Surgit alors l’intuition, l’idée qui est décision »[1].

Décision qui est envol vers l’ailleurs…

LA RECONVERSATION EST PROBLEMATIQUE

Partons de la reconversion, comment la qualifier sinon de problématique. De fait, la reconversion engendre beaucoup de difficultés. Elle génère une pluralité de discussions. Elle provoque une variété de décisions à prendre. Et vient toujours un moment où nous ne savons plus que faire ni que penser. Cette période plus ou moins longue ajoute à la confusion de la transition professionnelle un malaise personnel. La panique nous gagne et nous perdons en lucidité.

Face à cet enchevêtrement d’idées, nous sommes incapables de logique. En ce cas, puisqu’il est vain d’espérer de la cohérence, autant chercher un autre dénouement. Une solution germe justement en nous, mais perdus et aveuglés, nous n’y sommes pas attentifs. Pourtant, si notre cerveau plante, comme bogue un ordinateur, c’est parce qu’il y a une « erreur système ». Cette indication devrait mettre la puce à l’oreille, non exciter davantage nos méninges.

IL FAUT SAVOIR DÉBRANCHER PARFOIS

En cas d’alerte dans les neurones, la solution est de « débrancher » comme on le dirait pour de l’informatique. Cette déconnexion synaptique permet trois sauvegardes : arrêter les réflexions aggravant le problème au lieu de le résoudre ; ensuite penser à autre chose pour ne plus penser ; enfin attendre « l’enchantement ». Patienter car là également vient toujours un moment où l’issue apparaît sans besoin de la chercher.

Certes, inciter à ne pas réfléchir tandis qu’on se situe dans l’embarras est inhabituel. Depuis l’enfance, nous sommes éduqués à affronter la réalité en face. Il est rare de préconiser la contourner ou d’abandonner au pied du mur. Le conseil est souvent d’appliquer une méthode de raisonnement, de mettre en place des hypothèses de travail, de se creuser la cervelle. Cependant, l’expérience clinique des pensées humaines démontre un processus mental infécond.

La pensée devient inopérante dès lors qu’elle rumine le passé ou qu’elle tourne en boucle. Ainsi, dans le cadre d’une reconversion, ce qui stérilise le discernement, c’est ressasser son parcours (« J’ai eu tel grade, j’ai commandé telle unité… j’ai fait tels opex »), c’est remâcher le passé (« A l’armée nous faisions ci, à la Défense on disait ça… ») c’est répéter ce qui n’est plus et n’a pu à être. Aussi nobles soient ces remémorations, elles sont infructueuses dès lors qu’elles ne produisent aucun projet. Elles sont vaines dès lors que nous n’en faisons rien de transférables. Elles sont inutiles si vous ne bâtissez pas dessus. Je ne dis pas qu’il ne faille pas évoquer le vécu militaire ; nous avons mille et une raisons d’en être fiers. Je dis qu’il doit servir à non pas nous figer dans un « C’était mieux avant quand j’étais engagé », mais à nous propulser dans un « Il y a pas de raison pour que ça ne soit pas aussi bien et je m’y engage. » Oui, qui n’arrive plus à penser, se souvient !

COMMENT ARRÊTER DE PENSER

Seulement arrêter de penser, la belle affaire ! Comment procéder ? Facile. La première condition est de se rendre compte qu’on rabâche. Il faut ensuite vouloir endiguer ce mouvement perpétuel, spirale de l’échec de tout dessein pratique. Pour suspendre les réflexions sclérosantes, il suffit de penser à autre chose sans rapport avec les préoccupations récurrentes. Ce peut être rêver d’un voyage prochain, d’un séjour à la campagne l’été dernier, d’une rencontre à organiser, etc. Le but est que des sensations agréables éloignent de la réalité. Ce songe sans ancrage ni limites conduit à n’être plus là, mais « ailleurs ». Pour peu que soit relaxant l’endroit d’où vous vous évadez, votre décollage n’en sera que plus rapide. Néanmoins, loin de vous endormir, vous devez garder vos sens en alerte.

Le secret de ce break salutaire est dans ce lâcher prise conscient qui consiste à « ne rien faire ». Ne rien faire, c’est « ne rien faire de particulier ». En effet, puisque ne pas penser du tout est irréalisable[2], tout ce que vous avez à faire est de faire « rien », c’est-à-dire de ne vous bloquer sur aucune pensée, de ne stopper aucune idée, de ne vous fermer à aucun sentiment, de vous relâcher pour toute émotion. Ce « ne rien faire » se transforme en un « laisser se faire ». En vous laissant faire, vous approchez l’état de réceptivité parfaite. En vous accordant du temps, vous vous raccordez à vous-même. Se couper des autres, c’est s’occuper de soi. Un temps…

S’OUVRIR A D’AUTRES POSSIBLES

Disposé à n’importe quoi, vous êtes fin prêt à toute éventualité. Le champ infini des possibles et des réels s’ouvre à vous. Vous accédez à des ressources cachées. Il n’y a plus des pensées qui vous encombrent, mais des pensées « inimaginables » avant qui défilent à l’envi librement. Et si jamais vous avez un embarras, c’est maintenant celui du choix. Justement parce que vous ne vouliez rien, que vous ne privilégiez nulle piste, que vous n’optiez pour aucune conjecture, que vous n’émettiez point de jugement de valeur que ce qui vous arrive est de la clairvoyance, cette capacité de décider à escient.

Pour désigner ce qui s’opère, on peut aussi parler d’intuition, c’est-à-dire de ce qui rassemble en un l’objectif et les moyens sans les rationaliser. Votre projet redevient plus évident, vous le voyez sous un angle original, vous le concevez différemment. Bien sûr, la distance est encore longue entre intention et action, entre imaginer et entreprendre. Mais le ciel des idées s’est débarrassé des lourds nuages, il apparaît plus bleu, l’horizon dégagé ; l’oiseau peut voler à son aise, confiant dans les courants ascendants. Autrement dit, au lieu de vous torturer la tête, vous l’avez mise en mode « pause ». Avec plus d’expérience vous parviendrez à « défragmenter » votre matière grise, voire à lancer un « reset » sur propre disque dur… comme pour un ordinateur vous dis-je !

En conclusion, il existe deux sortes de pensées. Les pensées stériles qui ne font pas progresser, qui remplissent le crâne jusqu’à le fatiguer, qui reviennent sans cesse sur des circonstances anciennes. Et les pensées nouvelles, porteuses de projets, messagères d’avenir, multiplicatrices d’intentions. Il faut privilégier les secondes ; elles seules transforment le passé en futur.

La reconversion causant, vu sa complexité, des tracas infinis, une recommandation profitable consiste à savoir -parfois- « penser à autre chose » afin de « décontracter le bulbe ». Ce n’est pas du temps perdu, c’est un placement d’avenir. Pauser, c’est se poser pour mieux réfléchir, mieux réfléchir donne de meilleures idées. En prenant des chemins de traverse, l’esprit retrouve la voie de résolution des obstacles. N’est-ce pas souvent en ne cherchant pas qu’on trouve ? Essayez par conséquent d’interrompre vos contrariétés actuelles. Je parie que la réponse aux deux interrogations fondamentales : « Qu’est-ce que je peux faire de ce que j’ai fait autrefois + qui puis-je devenir à partir de qui je fus ? » éclora dans votre cerveau oxygéné.

Et le « vertébré tétrapode ailé » du début de l’article dans tout ça ? Ben, imitez-le ! Faites comme l’oiseau qui, pour ne pas chuter, ne se pose nulle question : ni pourquoi et comment il bat des ailes, ni pourquoi et comment il s’abstrait de la gravité, ni pourquoi et comment il voltige… Non, il plane. Simplement. C’est ça… planez-vous aussi. De temps en temps. Prenez de la hauteur, la solution à vos maux vole en altitude.



[1]              Marc Traverson, Le journal du coach

[2]               Sauf pour quelques yogistes en méditation zen.

Le recrutement passe par des techniques de marketing

 

Avec l’essor des nouvelles technologies, le recrutement par stratégie marketing semble être une idée ingénieuse pour trouver les meilleurs candidats. En somme, être présent sur les réseaux sociaux, que ce soit pour un candidat ou pour une entreprise, s’avère être la solution la plus adaptée pour un meilleur recrutement.

Utiliser des supports “ dernière génération ”

Il y a encore une dizaine d’années, le processus de recrutement était sensiblement le même pour chaque entreprise. Les entreprises privilégiaient le recensement par méthode traditionnelle en déposant une multitude d’annonces dans les journaux locaux et dans les agences pour l’emploi. Aujourd’hui, avec l’avènement du Web 2.0, il semble indispensable de jouir des nouvelles technologies et d’être présent sur les réseaux sociaux. Profiter de la croissance révolutionnaire des dernières technologies permet à l’entreprise de trouver les meilleurs candidats et pour le candidat de convaincre un recruteur.

Pourquoi faut-il user de la version WEB 2.0 pour le recrutement ?

Une société ne peut pas rester dans l’ombre. Elle doit faire fructifier son image de marque et montrer son intéressement aux dernières technologies. En effet, la plupart des personnes en recherche d’emploi (ou des travailleurs) passent la majorité de leurs temps libres à surfer sur la toile et sur les réseaux sociaux. Par conséquent, il est indispensable pour une société de cibler sa recherche de candidats en usant de stratégie marketing. En agissant ainsi, elle aura plus de chances de trouver le candidat idéal. Les internautes sont plus réceptifs aux annonces et pour cause, Internet est devenu l’outil quotidien par excellence. Hormis l’usage personnel, les réseaux sociaux sont devenus de lieux de rencontres populaires, d’où l’importance de les utiliser afin de trouver la bonne candidature.

Créer une affinité avant la signature du contrat d’embauche

Les entreprises qui usent des dernières technologies n’ont plus besoin de chercher des informations. Elles doivent uniquement faire un travail d’analyse et un tri, qui permettra également d’enrichir la base de données de la société. Une base de données non sans intérêt, puisqu’en cas de besoin la société n’aura qu’à rechercher dans cette dernière pour trouver le parfait candidat. Dans la même lignée, les réseaux sociaux permettront de créer des liens d’affinité et d’en apprendre davantage sur le candidat, avant même qu’il intègre l’entreprise. Cet atout permet une meilleure intégration du candidat au sein d’une société. Cette technique se calque sur la stratégie marketing d’une entreprise. En effet, pour bien vendre un produit, il faut que celui-ci plaise. Il en est, de même, pour un candidat.

En conclusion, l’embauche 2.0 prend, peu à peu, une place prédominante dans les méthodes de recrutement. Cet outil, bien que marketing, n’est pas à négliger pour trouver le parfait candidat. Tout comme le postulant, l’entreprise se doit d’être présente sur la toile.

Performance RH et outil collaboratif

 

Les services Ressources Humaines, comme l’ensemble des services d’une entreprise, sont confrontés à des enjeux forts concernant l’.

Une multitude d’outils au service des Ressources Humaines

L’informatique et l’internet permettent aujourd’hui de mettre en œuvre des solutions efficaces et techniquement simples à intégrer.

Mais comment faire un choix parmi une multitude d’outils qui semblent tous indispensables ?

Voici quelques exemples de solutions facilement accessibles aux entreprises :

– en communication : les messageries instantanées; les réseaux sociaux d’entreprises, les forums

– parmi les outils de productions : les wikis, les tableaux blancs

– parmi les outils de partages : les blogs, la GED, l’intranet/extranet collaboratifs, les flux rss

– parmi les outils de coordination : les espaces projets, les ERP.

Je me souviens qu’au début des années 2000, la question était : quel SIRH faut-il choisir ? Le choix semblait plus simple à cette époque !

Une organisation compatible

Prenons l’exemple d’une fonctionnalité  très simple : le partage de documents en ligne. L’objectif est de partager du contenu de façon à éviter les allers retours de multiples versions d’un même document. Voyez-vous de quoi je parle ? Exemple : la version 0.1a du 10/09 à 09h36 et la 0.1b du même jour à 19h48 !  Nous nous sommes tous tirés les cheveux au moins une fois en vivant une telle situation.

Il existe aujourd’hui des outils très simples à utiliser. A titre professionnel, je préfère les solutions open source (parce qu’elles n’appartiennent ni à Microsoft ni à Apple !).

Je teste actuellement la solution d’Alfresco qui permet de conserver sur le « cloud » (le nuage !) l’ensemble des documents et d’en définir les droits d’accès. Les équipes RH peuvent optimiser la gestion des documents en entreprise et s’assurer que les processus sont suivis, sécurisés et les données conservées:

  • Collaborer avec les recruteurs en toute sécurité et en toute fluidité (éviter les mails et PJ) – Avec la possibilité d’inviter vos agences à collaborer et à gérer les dossiers directement dans la plateforme.
  • Automatiser les processus – Soumettre des documents à validation par un consultant externe, s’assurer que tout le monde est d’accord avec les candidats présélectionnés…
  • Annoter des documents – la plateforme permet d’annoter tous les documents, de les échanger et les télécharger en toute simplicité même à l’extérieur de l’entreprise, et ce, en toute sécurité. Par exemple les CV des candidats, les NDA, quelles que soient les informations confidentielles.

Je connais plusieurs entreprises du CAC 40, dont un opérateur Télécom Européen, qui ont choisi cette solution pour répondre aux besoins très spécifiques de leur service RH (confidentialité, gestion stricte des droits d’accès, intégration « sur-mesure »).

La GED Alfresco n’est pas utilisée en tant que GED pure. Un habillage graphique et ergonomique est ajouté à cette application e-dossier afin qu’elle soit à la charte de l’entreprise. Il s’agissait en effet de ne pas trop bouleverser les habitudes des utilisateurs.

Pas de difficulté majeure à prévoir pour l’intégration d’un tel système. L’enjeu réel étant dans la conduite du changement et dans le niveau de compatibilité de l’organisation existante avec le nouveau système.

Un projet managérial

En effet, il s’agit donc bien d’un projet managérial et pas technique (Messieurs les informaticiens ne l’oubliez pas !). Les changements induits sont nombreux :

Un saut culturel : un grand nombre de services Rh fonctionnent encore « à l’ancienne » ! Les seules avancées technologiques qu’ils ont connues ces dernières années concernent le SIRH et la messagerie électronique. Et ces outils sont du 20ème siècle ! L’implantation d’une nouvelle solution type partage de documents occasionnerait, pour la plupart des utilisateurs, un changement de culture important.

Un saut technologique : J’ai 49 ans et mes enfants viennent à peine d’avoir leurs 20 ans. Pour eux un tel outil collaboratif représente désormais la norme, et pas du tout un saut technologique. Cependant, tout le monde n’a pas vingt ans et la capacité à s’adapter à un tel système est très inégale et varie en fonction des individus.

Un saut managérial : Le développement des nouveaux outils a engendré de nouvelles façons de manager : travail en « home office », capacité à travailler à distance (hôtel, aéroports, gare…). Les possibilités de travailler sont plus nombreuses mais les rythmes sont plus  irréguliers. Comment organiser le travail de collaborateurs qui sont en déplacements permanent ? Comment déléguer et comment contrôler ? Le service RH ne doit pas faire l’économie d’une telle réflexion.

Un tel projet doit donc être géré de façon à prendre en compte l’ensemble de ces paramètres tout en affirmant sa dimension managériale.

N’ayez pas peur, réfléchissez « pas à pas »


« Ce sont les petites choses qui rendent les grandes possibles. C’est une attention minutieuse au plus infime détail qui produit une action de premier ordre. » 
J. Williard Marriott. Fondateur et Président de Marriott Corporation

 

1. LA RECONVERSION EN CHANTANT

 

Lorsque j’étais « vorace » à Saint-Cyr, j’invitais les élèves officiers qui partaient au combat à entonner un chant.  Il me semblait que ceux-là étaient plus « militaires » que les autres qui, une fois le FINEX prononcé, laissaient éclater leur joie. De fait, rien n’est plus facile que de fredonner quand on rentre chez soi ou au quartier, plus dur quand on part à l’aventure ou en exercice tactique. Je ne dis pas que les premiers  braillaient parce qu’ils allaient faire la guerre, je dis qu’ils chantaient parce qu’il fallait se donner du courage.
Aujourd’hui me revient à l’oreille leur chant ; aujourd’hui, je trouve qu’il convient à nous qui sommes en reconversion.
C’était, par exemple, l’adieu du Bataillon de choc ; vous souvenez-vous ? Il disait :

 

« La route vers l’inconnu est toujours bien venue, 
Le but est devant nous, braquant les armes.
La défaillance exclue, plus rien ne compte plus, 
Pour nous c’est le devoir, pour vous les larmes »

 

Oui ! L’heure a sonné…
Mon propos est, en m’appuyant sur ces paroles, d’appeler à la  « confiance en soi » qui émane dès lors qu’on pose soigneusement « un pas après l’autre ». Car de quoi est-il question quand on parle de reconversion, sinon de « quelque chose » d’aventureux qui, énigmatique par nature, fasse « peur » et, sinon tomber, du moins piétiner sur place et tourner en rond ?
Or c’est précisément cette frousse qui est un frein et qu’il faut minorer. En effet, s’il est vrai que, toute transformation engendre une anxiété, il est possible de lever ce stress.
Loin d’être synonyme d’angoisse et d’égarement, la reconversion devient  alors source de plaisir et d’enrichissement personnel.

 

2. LA PEUR EST PRIMAIRE, MAIS NON MAITRESSE.

 

La science  procure la clef pour garder en toute circonstance la maitrise de soi-même.
Partons de cette théorie : le cerveau humain serait constitué de trois cerveaux successivement acquis.
Le premier  cerveau  est  dit « reptilien » (500 millions d’années).  Il est responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux. Le deuxième, le « mammalien » ou « limbique », favorise les émotions et déclenche les réactions d’alarmes. Le dernier, le plus récent, le « cortex » est le siège de la logique, du langage et de l’anticipation des actes. L’inconvénient est que dès que nous nous faisons une montagne d’un événement, aussitôt  la peur croît en flèche, ce qui a pour conséquence de diminuer la raison. Donc, pour ne pas céder  à la panique, il importe de concevoir avec objectivité la difficulté afin de minimiser la peur de sorte d’impliquer le discernement.

Autrement dit, au lieu de céder au cerveau archaïque qui pousse à fuir ou à combattre, nous
devons solliciter notre troisième cerveau, lui seul étant capable de réduire l’inhibition due à
l’amygdale.

 

3. COMMENT NE PLUS AVOIR PEUR ?

 

Pour donner la primauté à l‘intelligence sur l’instinct (c’est un minimum au fil des siècles…), la solution consiste à voir la montagne à déplacer non comme une masse homogène impossible à bouger, mais comme un tas de cailloux aisés à transporter.  De fait, soit vous continuez à considérer votre reconversion telle une rupture fondamentale, ce qui obligatoirement provoque en vous une frayeur paralysante. Soit vous choisissez de la regarder comme un changement, non point suprême (on jette  tout, on ne garde rien), mais évolutif, ce qui crée une volonté de cheminer plus avant. Ce mot « cheminer » est approprié puisqu’il conduit à pratiquer des petits pas et vous
entraine à aller loin et sûrement (du type : ménager sa « monture »). Ainsi, face à votre reconversion, plutôt que de vous épouvanter à l’idée de ce qu’elle peut  représenter globalement, demandez-vous par quelle étape elle commence et visualisez-en les  orientations.
Lorsque nous avons appris à sauter en parachute, les moniteurs ont axé leur leçon sur le pas à franchir à la portière avant l’ouverture du pépin et la réception au sol. Faites de même ! Votre reconversion débute par sortir du monde de la défense, ensuite par  identifier une voie et la suivre, enfin par trouver un emploi. Et ainsi, chaque jour suffisant sa peine, vous serez à même d’enjamber tout obstacle et de
poursuivre votre trace tel le montagnard qui fait des pas d’autant plus petits que la pente est forte.

4. PLUS C’EST PETIT, MIEUX C’EST…

Nous venons de l’admettre, si l’enjeu est intimidant, la peur verrouille la créativité ; « qui voit tout en noir ne peut penser blanc ! » Dès lors, le moyen le plus simple pour recabler votre système nerveux et desceller le blocage qui enraye votre inventivité est de toujours faire « simple et continu ». Cette technique est le « kaizen ». En japonais, le mot signifie changement (kai) et bon (zen). Avant de l’introduire au pays du Soleil levant qui l’utilise encore, les Américains s’en sont servis pour booster les entreprises durant la 2ème guerre mondiale.
Cette technique incite chaque employé d’une chaîne de production à analyser à son niveau  ce qui pourrait améliorer l’ensemble du processus général. Ainsi, au lieu de concevoir une transformation radicale sans garantie de réussite,  l‘alternative consiste à se fixer des objectifs modestes et graduels. En se concentrant sur de légers efforts plutôt qu’à s’engager dans de lourds travaux, le  bouleversement envisagé est davantage couronné de succès.

Appliqués à la reconversion, ces petits pas progressifs et constants reviennent non à clamer « Je veux un travail » mais à se poser inlassablement (à soi-même, à sa famille, à ses amis…) « Quel petit pas, si insignifiant soit-il, pourrais-je faire pour avancer ? ».

Le kaizen est salutaire, d’abord parce qu’il réduit la vision du challenge donc l’impact des tracas, ensuite parce qu’il vaut mieux marcher dans la bonne direction que de courir dans la mauvaise. En plus, il apprend la patience, ce qui est la meilleure maitrise du temps qui soit ; d’autant qu’en reconversion, il en faille une bonne dose !

5. TOUS EN AVANT…

En conclusion, pensez avec votre cerveau, ne laissez pas votre cerveau penser à votre place, au lieu du pire imaginez le meilleur, bannissez les prises de tête stériles et négatives (au « Pourquoi je n’y arrive pas », préférez « Comment puis-je y arriver ? », au « Pourquoi suis-je nul » le « Qu’estce que j’aime en moi ? », etc.)
Soyez convaincus aussi que ce sont les petites questions qui font les grandes réponses et dites-vous qu’il n’y a que le premier pas qui compte. D’ailleurs, il n’y a jamais de premier petits pas, il n’y a que des petits pas partout. C’est à vous d’en faire à chaque fois un premier à relier à un autre, et ainsi de suite… « Même un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas. » écrivait Lao Tseu.
Enfin, n’oubliez pas de vous tenir à un credo personnel optimiste et enthousiaste, hardi et humble. Ne vous trompez pas d’objectif : la reconversion part de vous et y revient. Autrement dit l’emploi n’est pas le but ; la seule fin qui vaille c’est vous-même.
Raison supplémentaire pour apprécier, aux grandes enjambées qui essoufflent, les petits pas tranquilles qui reposent et permettent d’atteindre les cimes. Alors, à votre tour, « la défaillance exclue », de chanter en chœur à pleins poumons:

Nous nous en allons par les chemins. /Le cœur léger avec un sourire, /Les yeux fixés sur l’horizon…/…
Nous sommes ici taillés d’un bloc. /Tous en avant…

Quant à moi, au nom d’implic’action, il me reste à conclure par ces « petits » mots qui en disent long sur notre Association :
« Restons unis et la victoire est sûre. » Trois-Quatre !

Les réseaux sociaux pour trouver la perle rare

 

Depuis l’arrivée d’Internet, les réseaux sociaux ont littéralement révolutionné le monde du travail et les méthodes de recrutement. Passer par le biais de Facebook, LinkedIn ou Viadéo fait clairement gagner du temps dans la démarche de recrutement mais permet aussi d’étendre ses recherches. Les professionnels du recrutement disposent d’outils de sourcing pour vérifier le parcours, le CV et les réelles motivations d’un candidat.

La pertinence des réseaux sociaux

Recruter par le biais des réseaux sociaux permet d’étendre sa recherche de candidats. Tous ces réseaux ont des spécificités qui leur sont propres, mais tous aboutissent à un recrutement.

– Viadeo reste le leader dans le monde du travail, puisqu’il s’agit d’un réseau avant tout professionnel. L’accès et l’inscription sont libres à tous, salariés, dirigeants et candidats. Les recruteurs pour y déposer des offres d’emploi. Ces offres sont ensuite envoyées aux candidats potentiels. Viadéo est de loin le réseau le plus performant pour dénicher et recruter la perle rare.

– Linkedin est aussi un réseau professionnel, mais il se positionne davantage à l’international. Ce site permet de recruter des candidats différents et peut-être plus performants. Linkedin est très prisé chez les anglo-saxons.

– Facebook est avant tout le leader parmi les réseaux sociaux non professionnels. Assurer un recrutement par le biais de Facebook peut être problématique puisqu’il n’est pas possible de cibler la recherche. Cependant, les recruteurs s’intéressent de près à Facebook, du fait du grand nombre d’utilisateurs.

Optimiser le sourcing et recruter sur le web

Les réseaux dits sociaux sont utilisés dans le but de trouver la perle rare bien sûr, mais surtout de pouvoir sourcer un candidat. Sourcer signifie identifier un candidat potentiel et le contacter. La recherche se fait très rapidement au moyen de mots clés. Il s’agit d’une véritable chasse aux candidats sur le web. Sur Viadeo, il est possible de contacter un candidat en ciblant sa recherche par le nom, la fonction, ou le secteur d’activité.

Le recrutement par Facebook

Pour faire un recrutement par Facebook, il va falloir utiliser une autre application, afin de créer une rubrique emploi sur le mur de l’entreprise. L’avantage de passer par Facebook est de cibler des candidats jeunes et passionnés, mais surtout de toucher un large public vu le nombre d’utilisateurs inscrits. Monster s’est aussi associé à Facebook en créant une nouvelle application, permettant de trouver plus facilement. Enfin BRANCHOUT permet de se constituer un véritable tissu professionnel, tout en postulant à des offres d’emploi. Le recrutement via le web et les réseaux sociaux ne fait que commencer.

Recruter par Viadéo

Le recrutement d’un candidat par Viadéo est de loin le plus efficace, tant les fonctionnalités sont importantes. Le travail des chasseurs de tête est mâché par le système qui trouve les candidats potentiels par rapport à l’offre d’emploi diffusée. Les coordonnées du candidat sont ensuite envoyées à l’employeur.

Recruter des candidats en passant par les réseaux sociaux permet de gagner du temps, de cibler rapidement sa recherche et de trouver le profil correspondant à ses attentes.

Découverte de la Synergologie

 

Chers lecteurs, j’aimerais vous faire partager une expérience vraiment surprenante !

J’ai participé à une journée de formation à la communication non verbale. En fait, le vrai nom de cette discipline est la Synergologie. Mise en place au Canada par Philippe Turchet en 1987, composée du préfixe syn- , du grec ancien ἔργον , ergon, « action » et du suffixe -logie. Le terme traduit l’idée d’un « être ensemble, être actif en situation de discours ».
Cette journée de formation était animée par Olga Ciesco, la première française à être diplômée en Synergologie.

Pourquoi essayer de comprendre les mouvements de corps de son interlocuteur
Dans le monde du travail, les échanges entre individus sont très nombreux : avec vos collègues, vos subordonnés ou vos responsables.
Dans le domaine du management en particulier, vous avez l’occasion de parler de projets, de transmettre ou de recevoir des consignes ou des ordres, d’informer ou d’être informé de décisions.

Toutes ces situations sont finalement très banales. Ce que nous oublions, c’est que notre cerveau réalise un travail intense d’analyse des gestes et de la parole à chaque seconde où nous parlons à un ou plusieurs interlocuteurs.

C’est pourquoi je trouve qu’il est intéressant, voire indispensable, de pouvoir – au moins en partie – décoder le comportement de son interlocuteur. Non pas pour le manipuler, mais au contraire pour comprendre et adapter sa propre façon de faire.

Acquérir des clés de compréhension
Les positions de mains, de jambes, de têtes et les micro-démangeaisons font partie de la communication non verbale. Saviez-vous par exemple, qu’un croisement de jambe ne correspond pas toujours à un geste de fermeture ? De même, vous avez tous frotté votre menton avec votre main lorsque vous êtes dubitatif. Il suffit d’un peu de théorie, de quelques illustrations et d’exercices pratiques pour commencer à entrevoir la puissance de cette discipline qu’est la Synergologie.

La méthode « Olga Ciesco »
Olga a l’habitude d’intervenir en séminaire devant des dizaines de participants. Elle est capable d’enflammer une foule par sa vitalité et son dynamisme.
La journée à laquelle j’ai participé était comme un cadeau qu’elle nous a fait. En petit comité, nous avons pu l’écouter et lui poser toutes les questions qui nous brûlaient les lèvres.
Olga s’est appuyée sur de nombreux extraits vidéo pour illustrer son propos et nous donner quelques clés de compréhension bien utiles dans notre quotidien.
Personnages politiques ou de la télé-réalité ont ainsi été passé à la loupe du décodage gestuel. Nous n’avons pas caché notre enthousiasme ni boudé notre plaisir !

La Synergologie est une discipline que l’on doit manier avec précaution : la bienveillance reste la qualité essentielle pour l’utiliser.
Et puis, il faut d’abord travailler sur soi en observant notre propre langage corporel avant d’essayer de décoder les autres !

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