Rencontre avec Olga Ciesco : On ne peut pas « travailler » le non-verbal : il faut le « libérer »

Rencontre avec Olga Ciesco : On ne peut pas « travailler » le non-verbal : il faut le « libérer »

Rencontre avec Olga Ciesco, une experte en communication non verbale. Consultante, formatrice et conférencière pour les entreprises, les organisations et les particuliers pour lesquels les relations interpersonnelles sont un enjeu important.

Comment définissez-vous la « communication non verbale » ?

La communication non verbale permet de décrypter les émotions en s’appuyant sur l’ensemble du langage corporel. Par exemple, pendant une conversation, l’observation de votre interlocuteur permet de comprendre ses émotions réelles. Les gestes de ses mains ou sa façon de positionner la tête donnent des indications qui permettent de mieux comprendre ce qu’il pense réellement.

Je peux imaginer que personne n’a envie d’être décrypté aussi finement ?

Bien sûr. Mais vous savez, il faut utiliser cette capacité avec bienveillance. D’ailleurs, il y a plein d’idées fausses autour de la communication non verbale. On dit souvent qu’il ne faut absolument jamais croiser les bras ou les jambes parce que c’est un signe de fermeture. On me pose aussi la question : « que dois-je faire avec mes mains ?

Je crois que toutes les personnes qui cherchent un emploi seraient très intéressées par avoir des conseils de comportement.
C’est vrai qu’un entretien d’embauche est un moment très fort, à la fois pour le candidat et pour le recruteur. Le candidat y joue parfois son avenir professionnel et le recruteur craint de faire un mauvais choix. Il y a une chose qui est certaine c’est qu’il y a des comportements qui sont mal perçus par les recruteurs. Un regard fuyant ou un candidat qui garde les mains dans les poches ou les placent sous les cuisses. Le recruteur peut aussi rechercher les signes de stress ou de nervosité, comme une jambe qui bouge tout le temps.

Que faut-il faire pour se préparer ?

On ne peut pas « travailler » le non-verbal : il faut le « libérer ». Le corps envoie des signaux, c’est involontaire puisque c’est le cerveau qui décide ! I l ne faut pas rechercher une bonne efficacité en « gestuelle » : « il faut que tu sois comme si, …. comme ça »… – non, ça ne marche pas ! Si vous avez envie de lever les sourcils levez-les ! Ne pensez pas aux gestes : les bons gestes viendront tout seuls si vous êtes bien dans votre tête.
La meilleure préparation pour un candidat c’est de travailler sur sa motivation et sur ses compétences pour le poste. En parlant de choses que vous aimez, vous enclencher du « bon » non-verbal !

Il arrive parfois de se rendre à un entretien sans être vraiment intéressé par le poste. Si cela vous arrive, le recruteur le ressentira immédiatement ; dans ce cas, essayez de tester une autre posture mentale. Au lieu de vous « projeter » sur un poste qui ne vous intéresse pas, essayez la curiosité, l’ouverture, allez-y « pour voir » ! Vous aurez toujours la possibilité de refuser une proposition !

Qu’auriez-vous envie de dire en conclusion à quelqu’un qui va passer un entretien d’embauche ?

En conclusion, je lui dirais qu’il doit travailler sur la gestion de son stress et sa spontanéité. Si je devais simplifier je dirais : « détends toi, parles des choses qui te plaises et tu seras spontané… »
La première étape c’est de travailler sa propre confiance en soi.

Rétroliens/Pings

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